Georges Dor
Je sais pourquoi
Je t'aime tant
Inévitablement
Parce qu'au bout de moi-même
Au bout de tous les chemins
De moi-même
Je te trouve
Parce que
Quand il ne reste plus rien
De moi-même
Je te trouve
Inévitablement
Simplement là comme la vie à vivre
Parce que
Quand il n'y a plus de terre
Je me livre à toi
Comme un bateau se livre à la mer.
DOR, Georges, La mémoire innocente suivi de Lettres à une malade..., L'aube, 1956, 60 p.
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jeudi 16 juin 2011
Georges Dor Neige sur la ville
Georges Dor
Neige sur la ville
Neige
et rigueur de sa blancheur
inespérée
Neige à plein ciel
À plein sommeil d'enfance
Neige comme un vol d'abeilles
Tu bourdonnes tu bourdonnes
Le ciel éclate
Il s'éparpille
Les yeux s'embrouillent
Tant de blanc n'a l'air de rien
Mais l'infini l'accueille
Tant de blanc n'a l'air de rien
Si je ne me recueille
La ville est pleine d'attentions
Neige bleue neige frisson
Le nez collé contre la vitre
L'enfant aux yeux miraculeux
A des envies d'hirondelle
À l'envers de ses prunelles.
DOR, Georges, Poèmes et chansons 2, Leméac/L'Hexagone, 1970, 72 p.
Neige sur la ville
Neige
et rigueur de sa blancheur
inespérée
Neige à plein ciel
À plein sommeil d'enfance
Neige comme un vol d'abeilles
Tu bourdonnes tu bourdonnes
Le ciel éclate
Il s'éparpille
Les yeux s'embrouillent
Tant de blanc n'a l'air de rien
Mais l'infini l'accueille
Tant de blanc n'a l'air de rien
Si je ne me recueille
La ville est pleine d'attentions
Neige bleue neige frisson
Le nez collé contre la vitre
L'enfant aux yeux miraculeux
A des envies d'hirondelle
À l'envers de ses prunelles.
DOR, Georges, Poèmes et chansons 2, Leméac/L'Hexagone, 1970, 72 p.
Georges Dor Il suffit de ne rien oublier
Georges Dor
Il suffit de ne rien oublier
D'emporter tout dans sa mémoire
D'emporter tout dans une armoire
De bien plier le rêve en deux
De le mettre au fond du tiroir
De placer l'amour dans un coin
Et l'amitié dans les trois autres
De bourrer ses poches d'enfance
Dans chaque soulir une orange
Il suffit d'une grande armoire
Une maison pour la mémoire.
DOR, Georges, La mémoire innocente suivi de Lettres à une malade..., L'aube, 1956, 60 p.
Il suffit de ne rien oublier
D'emporter tout dans sa mémoire
D'emporter tout dans une armoire
De bien plier le rêve en deux
De le mettre au fond du tiroir
De placer l'amour dans un coin
Et l'amitié dans les trois autres
De bourrer ses poches d'enfance
Dans chaque soulir une orange
Il suffit d'une grande armoire
Une maison pour la mémoire.
DOR, Georges, La mémoire innocente suivi de Lettres à une malade..., L'aube, 1956, 60 p.
Georges Dor C'était un tout petit château
Georges Dor
C'était un tout petit château
Que j'avais construit dans le vent
Il était bleu il était beau
Je l'aimais à en perdre la tête
Nous irons tous
À la fête
Demain
Nous irons tous
Nous tenant
Par la main
J'emporterai mon beau château
Simplement
Pour vous le montrer.
DOR, Georges, La mémoire innocente suivi de Lettres à une malade..., L'aube, 1956, 60 p.
C'était un tout petit château
Que j'avais construit dans le vent
Il était bleu il était beau
Je l'aimais à en perdre la tête
Nous irons tous
À la fête
Demain
Nous irons tous
Nous tenant
Par la main
J'emporterai mon beau château
Simplement
Pour vous le montrer.
DOR, Georges, La mémoire innocente suivi de Lettres à une malade..., L'aube, 1956, 60 p.
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